Thursday, April 1, 2010
le synopsis
Claire a 30 ans, cette « sommité poétique » de l’âge selon Balzac, où les femmes peuvent embrasser tout le cours de la vie et voir aussi bien dans le passé que dans l’avenir. Ébranlée par une maturité bourgeonnante, elle dresse un bilan du chemin parcouru, les amitiés, les amours déchues, les illusions perdues et l’espoir retrouvé. Sans oublier la famille qu’on aime haïr, puis, que l’on aime tout court, une fois assis au carrefour de cette existence qu’on lui doit malgré tout. Ses pensées s’accrochent comme tant de colifichets sur l’étagère des souvenirs et l’accompagnent dans les vicissitudes du quotidien à la recherche de grandes choses dans les petits riens. Deux rencontres inattendues lui donneront les ailes pour s’arracher enfin aux limbes tenaces de l’adolescence et goûter un nouveau départ, une saine émulation, mieux, une renaissance ; la vie ne commence t-elle pas à trente ans ? Claire déroule son récit acerbe sans réprimer ses pulsions mutines et piquantes pour autant, car, après tout, on badine toujours avec la vie.
Thursday, March 11, 2010
Pensée mortelle
On est tous des Goldorak ou des Batman, des guerriers de l'univers.
On jette l'encre avec des fusilles à pompe
On brasse de l'air avec nos sabres laser
On pompe hardiment sur des tiges mortelles
On saute à pieds joints dans les tréfonds de la déviance sensorielle
On inhale des vapeurs toxiques
On fabrique des armures en béton pour se protéger
On s’isole avec nos acouphènes pathologiques
On se bourre de neuroleptiques
On tend la main, on ouvre la bouche, on sort la langue
Pour aider, aimer, baiser, rigoler
La réalité un jour nous rattrape
On n’est pas des warriors
On n’est pas invincibles
On sera tous limogés, out of order
The end.
Un battement de cil. Et vouf. Envolé.
Cette réalité, ma Piou Piou se la prend en pleine tronche en ce moment. Je martèle le message qu’elle m’a transmis depuis deux jours à coup de gros marteau dans ma tête pour ne jamais oublier ce mantra et continuer à faire la folle, ne rien louper depuis cette place si confortable assignée à chacun de nous sur Terre mais si éphémère.
« Enjoy et sniffons la vie qui vient à nous à pleins poumons car la fin de l’histoire n’est pas drôle »
Bon courage ma Piou Piou.
Thursday, March 4, 2010
Day 5 final end
Petit café avec Marimo, puis défilé sur escalators qui vous engoufrent dans de grands malls sombres, fond sonore d'eau qui ruisselle le long des murs. Une promenade extatique pour les sens. Yen qui défilent sur les étiquettes.
Et moi qui repart finalement vaillante, des formes et couleurs top top top pleins les paquets.
Les heures passent trop vite, on veut voir encore de cette ville magique.
Il est temps de repartir.
Direction l'hôtel, déjeuner à 16h avant de partir pour l'aéroport direction Seoul. Je reprends ma sale habitude d'européenne, j'expire quelques tafs sur le trottoir. Pourtant interdit ici. Puis l'avion, deux heures trente qui nous séparent d'une autre ville, Seoul.
Je suis moins confiante tout de même sur la Corée du Sud...
Petits mots grande parole
Une Dame, une Japonaise d'une classe et d'une grâce invraisemblables m'a confié son dicton local en fin de soirée. Je le prends je le garde.
Au Japon, quand la femme est solide, la société ne tombe jamais.
Ah! Ces femmes!
Au Japon, quand la femme est solide, la société ne tombe jamais.
Ah! Ces femmes!
Tuesday, March 2, 2010
Day 4
Après la piscine, mon petit corps avait besoin de retrouver des forces. La dose de vitamines, de frais, de fibres, et de gourmandise. Pour les intimes : seul hic, le nom du restaurant (du Viking et pas n'importe quelle sorte, Impérial...) mais que je passe tous les jours, la tête haute et sans arrière pensée (ce qui relève de l'exploit, n'est ce pas les copines?)
Ensuite j'ai lu le journal avec un local dans le métro, on a partagé naturellement la page sport...
Et là en sortant du métro, dissimulé dans la foule, un géant parmi les miniatures. A vue de nez, 2m10. Aussi n'était il pas japonais, ce qui expliquait l'exploit.
Je suis passée devant le Disneyland local et quelques mètres plus loin, à la station, j'ai compris...
Mini, la petite gonzesse de Mickey.
Mini, petit.
Mini, cheveux noirs,
Mini = Japonaise.
Mini, la petite gonzesse de Mickey.
Mini, petit.
Mini, cheveux noirs,
Mini = Japonaise.
Et puis la soirée : un moment inoubliable, je n'ai pas une seule photo, un film. Il me fallait savourer chaque moment de cette délicieuse rencontre. Mes amis étaient là, j'ai sympathisé avec une japonaise qui nous invitait à diner dans un restaurant italien, dans le Tokyo trendy, super busy.
Ce havre de paix nous a mis les papilles en action, le sourire aux lèvres et a été le cadre d'une nouvelle belle amitié. Je garde les détails comme autant de souvenirs inoubliables, gravés. Coeur, corps, tête.
Ce havre de paix nous a mis les papilles en action, le sourire aux lèvres et a été le cadre d'une nouvelle belle amitié. Je garde les détails comme autant de souvenirs inoubliables, gravés. Coeur, corps, tête.
Ce matin, nous nous retrouvons pour la séance shopping. Enfin, après quatre jours, je vais pouvoir dépenser du Yen et faire ma Geisha.
Day 3
J'ai dévalé des escalators, vers le ciel, vers la terre, puis sous terre. Traversé des centres commerciaux en-veux-tu-en-voilà, emprunté des rues étroites aux devantures recouvertes d'affiches, idéogrammes, pictos colorés, écrans géants. J'ai testé les toilettes qui vous rincent tout ce qui faut, j'ai pris le thé à leur manière (mini tasse, 4 soucoupes pour une dégustation complète), j'ai goûté le Robuchon à la japonaise.
Par contre, j'ai dormi à la française, réveillée à 6h du matin. La piscine m'a donc accueillie avec sa vue imprenable sur tout Tokyo et le parc Impérial. Mon petit plaisir avant de partir bosser comme un commuter à 40 min de la ville en train. J'ai vu des têtes se baisser en pleine réunion - les uns après les autres, ils tombent comme des mouches, puis ressortent quelques minutes plus tard de leur somme.
J'ai passé le Disneyland local, j'ai pu me réchauffer avec un bon lattee Starbuck. Je suis épuisée. Je n'ai pas écrit une ligne et je n'ai même plus la force de continuer celles-ci.
Je vous abandonne. Je suis partie pour diner avec des Japonais dans un italien.
Sunday, February 28, 2010
Tokyo. Day 2
Les jours sont longs, les nuits sont courtes. Je ne trouve pas le sommeil... toujours bizarre d'aller se coucher à 14h pour se lever à 23h.
Je profite de ce temps pour écrire, ce pays m'inspire et me carre les idées précisément où je souhaite aller.
Hier, j'ai dû arrêter de fumer... dans la rue, le seul endroit où je pensais soulager mes poumons. Alors je pose mes fesses au bar de l'hôtel à mater les geishas pour fumer.
Plus tard, j'ai eu droit à un rebus; numéros, couleurs, sigles japonais, labyrinthe de courbes, volutes = plan de métro.
On l'a pris deux fois dans le mauvais sens, accompagné d'un Japonais 1ère génération, c'est peu dire si c'est compliqué.
Déjeuner chez l'ambassadeur, y'avait pas les Suchard (Ferrero Rocher pour faire plaisir à Monsieur Seb), mais l'effet était le même.
Courte visite d'un quartier agité plein de boutiques. Mes yeux ont fait des ronds, mon coeur des bonds.
Pour finir, diner chez l'habitant chez des gens admirables. Un régal dans tous les sens du terme. Dans un espace confiné, mais tant à donner.
Il est 7h, gros brouillard, tête dans le pâté, boulot toute la journée à venir.
Ce soir diner chez Robuchon.




Saturday, February 27, 2010
Tokyo . Day 1
Arrivée saine et sauve. Voyage épuisant, je n'ai pas fermé une paupière pendant douze heures, mais j'étais très inspirée pour écrire et corriger mon roman.
Après une longue nuit de sommeil, huit heures entières, un délice, je me suis ruée à la piscine pour faire 25 min de nage intense.
J'ai rouvert mes chakras dans une métropole aux antipodes de notre vie occidentale.
Tout est totalement différent de là où on vient.
Ce matin, j'ai pu admirer le marathon de Tokyo, qui passe juste devant notre hôtel. Sous une pluie battante, même quelques flocons de neige, il faut voir les gens supporter des coureurs qui résistent à des trombes d'eau et leur 50 km à parcourir.
Il faut absolument que j'arrive à dégoter leur parapluie et la tenue intégrale transparente, une sorte de burka locale.
Je continue la visite. A bientôt.
Sayonara
Tuesday, January 5, 2010
Y'a qu'à, faut qu'on
Meilleurs voeux à tous pour cette nouvelle année. 2010!
J'ai l'impression d'avoir écrit des centaines de choses pendant cette dernière décennie. Je voudrais juste en publier une cette année et d'autres pendant les décennies à venir. Tout ce que j'aime : jeter sur le papier des idées que j'ai dans ma petite tête. Une âme qui rend hommage à la littérature en déferlant ses pensées emmêlées sur une page blanche, puis deux, puis trois.
Un roman? Non, j'avais toujours pensé que je n'en viendrai pas à cette finalité.
Aujourd'hui, "Un homme, le chat et moi" est né. Il a accouché en décembre dernier dans une petite imprimerie du Haut Marais, où je me délecte depuis quelques années dans ses rues étroites agitées. Les pages sont sorties les unes après les autres, une typo qui s'incrustait rigoureusement sur toutes les lignes, en pavés dépareillés, au fil des feuilles de papier qui s'amoncelaient.
Il a fallu quatre heures pour imprimer les manuscrits, des tas de feuilles qui s'amassaient à la sortie de l'imprimante. Je n'ai pas dit un mot, mais j'ai versé une larme chaude sur ma joue, que j'ai tendrement essuyée. Un chagrin exhumé, une fierté.
Comme dirait mon ami Jean Philippe : "Maintenant, y'a qu'à faut qu'on".
J'ai l'impression d'avoir écrit des centaines de choses pendant cette dernière décennie. Je voudrais juste en publier une cette année et d'autres pendant les décennies à venir. Tout ce que j'aime : jeter sur le papier des idées que j'ai dans ma petite tête. Une âme qui rend hommage à la littérature en déferlant ses pensées emmêlées sur une page blanche, puis deux, puis trois.
Un roman? Non, j'avais toujours pensé que je n'en viendrai pas à cette finalité.
Aujourd'hui, "Un homme, le chat et moi" est né. Il a accouché en décembre dernier dans une petite imprimerie du Haut Marais, où je me délecte depuis quelques années dans ses rues étroites agitées. Les pages sont sorties les unes après les autres, une typo qui s'incrustait rigoureusement sur toutes les lignes, en pavés dépareillés, au fil des feuilles de papier qui s'amoncelaient.
Il a fallu quatre heures pour imprimer les manuscrits, des tas de feuilles qui s'amassaient à la sortie de l'imprimante. Je n'ai pas dit un mot, mais j'ai versé une larme chaude sur ma joue, que j'ai tendrement essuyée. Un chagrin exhumé, une fierté.
Comme dirait mon ami Jean Philippe : "Maintenant, y'a qu'à faut qu'on".
Saturday, December 19, 2009
Il neige!

Comme dirait Tom, "c'est ça la magie de la Noel"
La place des Vosges a effacé ses luxueuses dorures pour laisser place à de la neige en vrac. Elle a invité les quelques enfants qui rôdaient dans le coin à entamer une bataille acharnée et glaciale sur les bouts de petits nez de leurs compagnons.
J'entends des sourires, des bouts de tendresse et j'observe ces petites mimines à réchauffer au coin d'un feu, après avoir tant savouré ce premier jour blanc à Paris.
Merry Christmas
"Soul cake" (Sting) bourdonne dans mes oreilles tandis que mon estomac ouvre ses portes pour tous les bons mets à venir, mon coeur pour tout l'amour à donner et les sentiments à partager pendant cette belle période de Noël.
Je me retrouve conquise en cette veille de Noël, mon premier roman imprimé et confié à quelques personnes à qui je tiens qui en feront une première lecture. Je les imagine, assis à côté d'une cheminée, disséminés sous un plaid, sur un tapis moelleux, les chataîgnes dans le poele sur un feu de cheminée qui crépite. Une bougie qui sent la brioche allumée sur la table basse, un bon thé bien chaud à portée de main.
Mon impatience fait son plus grand test en ces jours précieux, peu de temps avant la course à l'éditeur, mais cette épreuve attendra l'année prochaine...
En attendant je m'apprête à savourer des instants précieux en famille.
Joyeux Noël à tous.
Je me retrouve conquise en cette veille de Noël, mon premier roman imprimé et confié à quelques personnes à qui je tiens qui en feront une première lecture. Je les imagine, assis à côté d'une cheminée, disséminés sous un plaid, sur un tapis moelleux, les chataîgnes dans le poele sur un feu de cheminée qui crépite. Une bougie qui sent la brioche allumée sur la table basse, un bon thé bien chaud à portée de main.
Mon impatience fait son plus grand test en ces jours précieux, peu de temps avant la course à l'éditeur, mais cette épreuve attendra l'année prochaine...
En attendant je m'apprête à savourer des instants précieux en famille.
Joyeux Noël à tous.
Thursday, November 12, 2009
le début de la fin
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